Tokyo vice

Auteur : Jake Adelstein

Editions : Marchialy

Prix : 21 €

 

Jeune journaliste américain  en poste à Tokyo au début des années 90, Jake Adelstein ne sait pas encore dans quel guêpier il va s’enfoncer en débutant un reportage sur les Yakuzas. Une chose est sûre, le lecteur peut le remercier. Il a entre les mains un livre époustouflant, à mi-chemin entre le polar mafieux et l’enquête journalistique.

Les dix années qu’il passe au contact de ce milieu pour le moins interlope et sans pitié ne vont pas l’épargner. Au fil des mois il crée des liens privilégiés avec certains pontes de la mafia japonaise, rend malgré lui de menus services aux uns contre quelques tuyaux aux autres… Résultat, le trop tendre ricain est rapidement dépassé par les évènements. Car sa posture de neutralité ne tient pas longtemps à force de manœuvrer sur la frontière du crime. Cette dimension initiatique donne au roman un intérêt supplémentaire. Jake Adelstein possède aussi un atout non négligeable, l’humour. Le récit souvent anxiogène s’en trouve alléger. « Accessoirement »,  il sauve son auteur plus d’une fois !

L’enquête principale s’attache à dérouler un écheveau apparemment inextricable : Une série de  disparitions de prostituées étrangères qui ne semble pas passionner la police tokyoïte. Adelstein creuse son sillon en solo. Se faisant, il nous révèle les arcannes opaques du système qui régit le monde des yakuzas. Jusqu’au jour où il démasque l’un d’eux…

Sur un rythme calqué sur le tempo d’un thriller haletant et un style direct rendent ce roman autobiographique passionnant de bout en bout.


Genre: policier